Les problèmes liés à l’environnement qui préoccupent NPPA : il conviendrait que les candidats aux élections cantonales pour le canton de Lorgues y réfléchissent et indiquent clairement leur position à ce sujet.
Liste des points abordés :
- L’eau
- La forêt
- La prévision des crues
- Les stations d’épuration
- Les rejets industriels
- STOGAZ
- L’agriculture
- La production traditionnelle
- Le canal de Provence
- Les schémas d’assainissement
- Le gaz de schiste
- L’information des citoyens
- La protection du patrimoine naturel
- La protection du patrimoine architectural
- La dépollution
- Les traitements des végétaux
- La place des espaces verts dans la cité
- Le tri sélectif
L’eau :
Directive sur l’eau 2000/60/CE du Parlement Européen et du Conseil( 23/10/2000) : appelée Directive Cadre sur l’Eau ( DCE) le plan est d’application obligatoire à partir de 2010 et a pour but de rétablir le bon état de l’eau.Le calendrier français vise ce bon état pour 2015.
Pour ce qui nous concerne :
- Vérifier que les différents travaux (constructions, abattages, faucardage, nettoyage…) ne provoquent pas un réchauffement de l’eau responsable depuis des années de la dégradation des milieux aquatiques.
- Restauration de la continuité écologique (libre circulation des organismes biologiques et des sédiments)
- Restauration du principe pollueur-payeur
- Rappel des droits et devoirs des riverains et surveillance de leur application
- Définition des quantités d’eau prélevables en fonction des besoins des milieux aquatiques ;
- Pas de retenue créée en lit mineur et de déconnexion de cours d’eau
- Limitation de l’imperméabilisation des sols (voir ce qui se passe dans les zones industrielles)
- Mise en place de bandes herbées le long des cours d’eau
- Interdiction des rejets directs aux cours d’eau des drains (nouveaux et anciens)
- Promotion des bonnes pratiques agricoles
- Programme d’actions réglementaires mis en place (visant le zéro pesticide, cultures économiques en intrants par exemple…)
- Interdiction de l’usage des pesticides pour les collectivités et les gestionnaires des voies.
- Maintenir le principe de fertilisation équilibrée.
- Harmoniser les politiques d’assainissement sur les bassins versants
- Obligation d’une étude diagnostic sur l’origine des rejets de matières dangereuses lorsque la station rejette plus de 600kg/jour de DB05 et détermination de plafonds stricts de rejets des STEP par temps de pluie ou sec (LB)
- Obligation de conventions de déversement avec les industriels raccordés.
La forêt :
- Réfection des berges de l’Argens qui la traverse.
- Exploitation forestière reprise et raisonnée
- Limitation de pistes « touristiques » mais dont la création est souhaitable pour la visite du site mégalithique des menhirs.
- Protection des quelques zones humides
- Identification et restauration des sources répertoriées en 1929
La prévision des crues :
Pour comprendre le phénomène des inondations, il faut d’abord s’intéresser à la topographie d’un paysage. Tout sol a une certaine capacité d’ absorption de l’eau. Cependant, lorsque les volumes d’eau sont trop importants, le sol se sature et doit en rejeter une partie. En période de fortes précipitations , cette eau ruisselle et s’accumule dans un bassin-versant.
Concrètement il s’agit d’une aire de réception délimitée par des lignes de crête, qui collecte l’eau et la fait converger vers un exutoire commun. L’écoulement fait monter le niveau des lacs et des rivières avoisinants et peut ainsi provoquer des inondations.
Plus le bassin versant est petit plus le débit de l’eau est rapide. Les inondations du Var correspondent au modèle de crues éclairs : une quantité énorme d’eau s’accumule en un temps record (à peine quelques heures) sur une surface relativement restreinte. Le bassin versant de l’Argens a une superficie de seulement 2700kilomètres carrés.
De St Tropez à Draguignan, les cumuls de précipitations sont de 200 à 300litres d’eau part mètre carré. A certains endroit , en juin, en Dracénie il a pu tomber en quelques heures 400 millimètres d’eau, c’est à dire 400litres par mètre-carré. (ce qui correspond à la moitié de la pluviométrie annuelle dans le département.)
Source : Daniel Hoffman . Internet
Si les cours d’eau qui traversent le canton avaient été surveillés les communes auraient été prévenues plus tôt de la catastrophe.
Il est question de surveiller l’ensemble des cours d’eau du Var l’an prochain par le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SHAPI)
Ce serait sans doute une bonne chose car jusqu’à maintenant les cours d’eau du sud-est sont très peu surveillés (Bruno Janet du SHAPI)
L’agriculture :
- La volonté des élus (augmenter la surface agricole) doit être soutenue et la production locale aidée, en particulier celle de maraîchage de la plaine St Jean (traditionnellement terre agricole de grande qualité)
- Promotion de la culture biologique et extension. (produits consommés au restaurant scolaire par exemple)
- Reprise de méthodes de culture traditionnelle comme celle des cultures mélangées (un ou deux rangs d’arbres fruitiers suivis de quelques rangs de vignes, arbres fruitiers en ligne 1, légumes en ligne 2 etc…)
- Recours aux productions régionales et aux marchés forains de proximité ( éviter les transports coûteux en pétrole et polluants) contribuant à la baisse du chômage……..
- Reprise de cultures anciennes (lupins, oliviers, raisins de table, vergers)
Le gaz de schiste :
Certains schistes contiennent du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène présent dans le schiste , mais, comme pour le gaz de charbon, il existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel.
La première est que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir.
La seconde est que l’accumulation n’est pas discrète (beaucoup de gaz réuni en un point) mais continue (le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui rend l’exploitation bien plus difficile.
Une technique permettant l’exploitation du gaz contenu dans ces roches consiste à utiliser l’hydrofracturation en association avec de nombreux produits chimiques.
Un bon nombre de ces produits sont dangereux pour l’environnement et les organismes vivants.
Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d’eau. Chaque puits peut-être fracturé entre 15 et 20 fois, chaque fracturation consommant entre 7 et 28 millions de litres d’eau. Environ la moitié de ce volume est récupérée, l’autre moitié percole dans le milieu géologique jusqu’aux nappes phréatiques.
Nappes contaminées, dépôts de déchets,pollution de l’air (oxydes d’azote, composés organiques volatils irritants pulmonaires),consommation énorme d’eau, beaucoup de roches extraites pour peu de gaz (destruction sévère du paysage) : il conviendrait avant toute décision qu’un moratoire soit décidé et que l’évaluation de ce qui se fait ailleurs soit connue (par exemple: 500000 puits aux USA dans 31 états, Sur 31 inspectés 19 ont été reconnus comme ayant des fuites.)
En Provence - où il y a de nombreuses fissures géologiques, peu d’eau (même si celle du canal de Provence arrive), un paysage superbe qui attire les touristes (et qui en cas d’exploitation serait grandement détérioré), une population relativement dense, des bassins versants relativement courts- les dangers de contamination pour un profit relativement faible seraient très grands.
NPPA est contre ce projet d’exploitation dans notre région.
Les espaces verts
Pourquoi ne pas envisager un espace tampon entre la place de l’hôtel de ville et Carlevan Tamisier consacré à un espace vert de type Jardin médiéval ? cela constituerait un véritavle lien , une cohérence entre le Parage, le théâtre de verdure (s’il reste à l’endroit où il a été primitivement construit) et la chapelle St Roch.
Jardin médiéval:
- attrait touristique supplémentaire
- attrait apaisant pour les habitants du centre ville et ceux des autres quartiers.
Il pourrait être construit comme celui - célèbre - de Cluny à Paris en ayant sa touche personnelle (un maximum de lupins par exemple)